Il y a un an, deux frères jumeaux rejoignaient notre club.
Deux visages presque identiques, deux sourires qu’on allait vite apprendre à connaître… même si, soyons sincères, mettre le bon prénom sur le bon frère nous aura demandé un peu plus de temps.
Et quand le doute persistait, il restait toujours un indice : un ballon dans les pieds. L’un droitier, l’autre gaucher
Pour le reste, on finissait souvent par attendre que quelqu’un prononce le bon prénom…Mais très vite, savoir qui était qui n’avait finalement plus tellement d’importance. Parce qu’au fil des semaines et des mois, on s’est surtout attachés aux deux. À leur bonne humeur, leurs sourires, leur gentillesse, leurs danses brésiliennes, leurs saltos après les buts et à cette joie de vivre qu’ils ont amenée avec eux dans le vestiaire.
Et puis forcément, il y a eu leur rencontre avec le froid lozérien… Un froid suffisamment sérieux pour leur faire adopter une technique devenue mémorable au club : s’enrouler les pieds dans du papier aluminium pour essayer de les garder au chaud. On en a souri plus d’une fois… et on sait déjà qu’on sourira encore en y repensant.
Ce sont des petites anecdotes, presque rien. Mais mises bout à bout, elles racontent un an et demi passé ensemble. Des entraînements, des matchs, des déplacements, des victoires, des défaites, des rires, des moments de vestiaire… et surtout une vraie histoire humaine.
Malheureusement, cette histoire va s’arrêter plus tôt que nous l’aurions voulu. N’ayant pas obtenu les papiers leur permettant de rester en France, nos deux Brésiliens vont devoir nous quitter.
Et c’est dans ces moments-là qu’on se rend compte que le football ne représente finalement qu’une petite partie de ce qu’on partage dans un club. Parce que ce qui va nous manquer, ce ne sont pas seulement deux joueurs. Ce sont deux sourires, deux personnalités, deux copains et deux garçons auxquels tout un club s’est profondément attaché. On s’était habitués à vous voir chaque semaine.
À vos danses. À vos saltos. À vos sourires. À vos habitudes. À votre présence, tout simplement.
Et il va maintenant falloir s’habituer à ne plus vous avoir avec nous.
Vous étiez arrivés comme « les deux Brésiliens »
Un an plus tard, vous repartez comme deux des nôtres.
Merci pour tous ces moments, pour les rires et pour les souvenirs que vous laissez derrière vous.
Vous allez sincèrement nous manquer.
Et peu importe où la suite vous mènera, vous aurez toujours votre place dans la famille orange et noire.
🧡🖤OBRIGADO LES FRÈRES 🧡🖤